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histoire de l'hélice avion
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| Rien de tel q'une breve histoire de l'évolution des hélices d'avion (de 1920 à nos jours) pour integrer rapidement l'état de l'art et comprendre comment nous en somme arrivé là.(Vous pouvez aussi consulter la page traitant de l' histoire de l' hélice en général) Cette partie histoire de l' helice avion comporte de larges extraits du livre de Jean Grampaix "L'Hélice" cité dans la bibliographie du site. La technique de l'hélice aérienne en 1920 Avant et pendant la guerre 1914-1918, la technique de l'hélice est ainsi fixée universellement lamelles de bois contrecollées, forme obtenue d'abord à la main, au reproducteur ensuite chez certains héliciers. L'hélice est vernie ou laquée.
Il existe une grande diversité de formes en plan le bord d'attaque est parfois incurvé, plus ou moins fortement; parfois rectiligne. Ce qui entraîne la même diversité quant à la forme de la fibre neutre. L'extrémité de pale est plus ou moins arrondie, ou carrée ou très effilée. Profil : au demi-rayon les épaisseurs relatives vont de 10 à 30%; largeurs de pales: 9 à 11 % du diamètre. Intrados plat dans la partie travaillante ; pas constant tout le long de la pale ou croissant du moyeu jusqu'au bout de la pale. Un perfectionnement intervient touchant les profils: pour en améliorer la finesse - et ainsi accroître le rendement - certains héliciers réalisent des propulseurs à profils symétriques. Mais ceux-ci sont rapidement abandonnés parce qu'ils introduisent un écart trop grand entre la vitesse de rotation en palier et la vitesse de rotation en montée. La fabrication de l'hélice procède autant du tour de main artisanal que de la technique ; il en fut ainsi jusqu'à l'apparition des hélices métalliques. Les hélices de l'époque équipent des moteurs d'une cinquantaine de chevaux ; elles ont un diamètre de 2 m à 2,50 m et tournent à 1.200 tours-minute. Ce qui donne en bout de pale, une vitesse périphérique inférieure à 150 mètres-seconde. Compte tenu de ces faibles vitesses, les hélices résistent facilement bien que fondées sur des calculs sommaires et des techniques imprécises. Pas de problème d'adaptation non plus : les avions n'ayant qu'un faible excédent de puissance, la vitesse maximale en palier n'est pas très supérieure à la vitesse sur la trajectoire en montée. Ce qui fait que, l'avance par tour variant peu, on conserve pratiquement le rendement maximal en montée. L'hélice en bois va progresser, davantage dans sa fabrication que dans sa qualité aérodynamique et déjà, entre 1920 et 1925, celle-ci va se trouver insuffisante par rapport aux nouveaux moteurs. On se tourne alors vers l'hélice métallique et nous allons voir celle-ci apparaître successivement sous deux formes : la planche tordue, le profil taillé. de 1920 a 1940 Pendant cette période les performances des avions s'accroissent largement Et, pour les hélices il en découle deux ordres de difficultés:
Le bois devient insuffisant pour faire face aux conditions nouvelles exigées de l'hélice, tant du point de vue aérodynamique que du point de vue résistance des matériaux. On reconnaît au métal les avantages suivants sur le bois :
Le Poids des premières hélices métalliques de cette époque pèsent de 30 à 40 % de plus que leurs homologues en bois ; par la suite, les poids sont pratiquement équivalents. Hélices en « planche » tordue C'est l'Americain Reed qui déposa le premier brevet d'hélice métallique (mars 1921). Sitôt après, essai d'endurance de 30 heures au banc, et premier essai en vol le 30 août 1921. Il s'agissait de « planches » métalliques tordues, d'épaisseur relative uniforme - de l'ordre de 5 % - sur tout le rayon de la pale (fig. 37). Reed demandait à ses pales de réaliser, par leur flexibilité, un équilibrage partiel entre les couples aérodynamiques et les couples centrifuges. En d'autres termes, la rigidité des pales devait être assurée plutôt par la force centrifuge que par leur résistance propre. On voulait ainsi « passer à travers » les efforts de flexion. Concept que l'on retrouve aujourd'hui pour les rotors de l'hélicoptère. li fut en effet obtenu ainsi un certain équilibrage, mais la grande flexibilité des pales présentait deux graves inconvénients : les pales « tenaient » mal l'effort qui leur était demandé en montée, elles se déformaient trop et la vitesse de rotation diminuait. Par ailleurs les trop grandes déformations de torsion de ces pales provoquaient des efforts qui entraînèrent des ovalisations aux trous d'assemblage. Ces hélices furent introduites en Europe par Pierre Levasseur - en 1924 - qui, le premier, les construisit, sous licence Reed. Elles étaient d'une seule pièce, usinées à partir d'une ébauche en duralumin forgé. Elles furent longuement utilisées, jusque vers 1930 et permirent à Bonnet de voler à plus de 400 à l'heure sur un Bernard-Hispano.
(fig. 37).
Hélices à profil taillé
Après l'époque de l'hélice métallique à pales plates tordues ce fut celle de l'hélice à profil taillé , stade auquel nous sommes encore. Cas particulier: celui des pales creuses en tôle d'acier doux soudées à l'autogène. En 1930, ce type existait déjà à titre exceptionnel (hélices Leitner), mais, d'une résistance suffisante en flexion, on lui reprochait de mal tenir aux efforts centrifuges, ceux-ci amenant le glissement aux lignes de soudure. Dès le début des hélices taillées, il fut envisagé d'utiliser deux métaux légers, le duralumin et le magnésium. C'est le premier qui fut retenu ; on reprocha au magnésium sa faible limite élastique (d'où déformations permanentes) et l'on fit intervenir également la difficulté d'obtenir un magnésium toujours homogène. Le tracé général de l'hélice de 1930 apparaissait ainsi largeur maximale de la palie située à la moitié du rayon et de l'ordre de 8 % du diamètre; bout de pale effilé et mince (apparition de la compressibilité en bout de pale, celle-ci approchant la vitesse du son). La diminution de la largeur de la pale commençait à demi-diamètre et elle était très rapide, ce qui donnaït un bout de pale très effilé et donc un effort centrifuge relativement modéré. Epaisseur relative, au demi-rayon, ne dépassant pas 6 %. Une particularité de tracé : l'hélice junkers à joues élargissement de la pale à la racine pour le refroidissement du moteur; ce système était bon car le refroidissement était automatiquement adapté aux diverses conditions de vol. Mais un tel tracé était difficilement compatible avec le pas variable en raison des efforts qu'il engendrait pour cette variation de pas.
hélice junkers à joues
Hélices trîpales
L'hélice de ces décennies est, en général, bipale, mais apparaissent les premières tripales.
La maniabilité des avions s'est accrue, ils sont plus fins, plus rapides, cet accroissement de la vitesse de giration combiné avec la vitesse de rotation des pales donne naissance à des effets gyroscopiques dont l'analyse révèle qu'il y aurait intérêt à monter trois pales au lieu de deux: avec trois pales disparaissent les vibrations provoquées par les effets gyroscopiques, vibrations d'autant plus néfastes que les avions sont équipés de réducteurs. En effet, l'hélice bipale a un moment d'inertie nul quand elle est en position horizontale et un moment d'inertie maximal lorsqu'elle est verticale, alors que, dans la tripale, le moment d'inertie est constant. Dans la rotation de l'hélice bipale, à chaque tour le couple gyroscopique passe donc par deux valeurs nulles et par deux valeurs maximales ; alors que ce couple est constant pour la tripale. L'intérêt des hélices tripales est parfaitement évident car, outre les avantages qui viennent d'être indiqués, on n'a à redouter aucune augmentation de poids : une tripale bien dessinée est d'un poids égal, parfois moindre, à celui de son homologue bipale. Enfin, au moment où l'on commençait à se préoccuper des questions de compressibilité pour l'hélice en bout de pale, le type tripale permettait une diminution du diamètre - donc de la vitesse périphérique- de l'ordre de 7 % Dès 1930 environ on se préoccupait des effets de compressibilité en bout de pale lorsque la vitesse périphérique était de l'ordre de la vitesse du son. Dès cette époque on avait enregistré la chute brutale de rendement lorsqu'on se trouvait dans ces conditions critiques. Et l'on avait constaté que les effets de la compressibilité étaient atténués par l'emploi de profils très minces et très étroits à bord d'attaque aigu, aux extrémités de pales, le maître-couple de ces profils devant se trouver aux environs de la demi-corde: en somme, les caractéristiques que l'on retrouve aujourd'hui aux voilures des avions supersoniques. L'expérience des hélices à servi aux avionneurs lorsque ceux-ci ont eu affaire aux très hautes vitesses. Aux différents points de vue indiqués ci-dessus, la quadripale apportait les mêmes améliorations que la tripale ; toutefois elle était d'un rendement moindre, ce rendement étant diminué par l'intéraction des pales. Croissance et limite du pas relatif L'amélioration progressive du rendement maximal des hélices, des débuts de l'aviation à 1930, correspond à un accroissement continu du pas relatif: celui-ci est passé de 0,4 à 1,2. lI n'atteint 1,4 que pour des avions de record de vitesse, pour lesquels la puissance au mètre-carré de surface balayée par les pales dépasse 350 ch. Au-delà, pour une même vitesse périphérique, le rendement maximal décroît à mesure que le pas relatif augmente. Le pas relatif est le rapport du pas de l'hélice à son diamètre. Dans un pas relatif H/D élevé il y a donc un grand angle d'incidence entre la pale et le plan de rotation. Au-delà de ces chiffres exprimant le pas relatif, le rendement a tendance à diminuer lorsque croît la vitesse périphérique. Les courbes de rendement en fonction de l'avance par tour, s'étalant de moins en moins, indiquent par là que l'adaptation des hélices est moins souple. L'hélice correspondant à un compromis, c'est le décollage et la montée qui souffriront de cette moindre souplesse d'adaptation. Ces courbes indiquent que, pour une même vitesse, périphérique, l'effort de traction au mètre carré de surface balayée par l'hélice commence à décroître lorsque le pas relatif approche de 1,8.
Dès lors quelle solution employer pour améllorer la performance du propulseur donc celle des avions? Le réducteur se généralise sur les avions de l'époque et, augmentant le pas relatif de I' hélice en ce sens qu'il permet de plus grands diamètres puis-qu'il réduit la vitesse de rotation, il étale la courbe de son rendement en fonction de l'avance par tour Mais on ne pense pas que le réducteur apporte une solution très au-delà des pas relatifs usuels Et il est admis que la seule solution est la variation automatique du pas suivant d'une façon continue les variations de la vitesse d'avancement L'hélice à pas variable est proche. Paramètres de l'hélice I920-1940 Il est bien évident que l'évolution de I'hélice celle du moteur - et même celle de la cellule - se sont faites parallèlement. Si bien que, au cours des dernières années, dans les écrits techniques, on a vu apparaître les initiales G.M.P. (Groupe Moto Propulseur) voulant par là signifier que l'hélice le moteur, les accessoires du moteur, le réducteur, le compresseur, le système de variation de pas constituaient un ensemble.Il faut donc considérer ici le réducteur, le compresseur, la variation de pas dont la mise en oeuvre chevauche les deux décennies 1920-1930 et 1930- 1940.
L'hélice a pas variable merite bien une page a elle seule.. : hélice a pas variable
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